Après l'article de la semaine dernière posant quelques questions par rapport à la crise syrienne (Syrie : que faut-il faire ?), Samir Arabi, Toulousain d'origine syrienne, porte parole du mouvement de soutien aux Syriens sur Toulouse, et Philippe Raimbault, directeur de Sciences Po Toulouse et professeur de droit international public ont tenté d'apporter certaines réponses.

 

Source : "Voix d'actu" (Siméon Chamard, Romain Brugière, Thibaut Lengaigne)
Par De Jour en Jour, La Politique Au Quotidien
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http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2011/07/1107_libye_sarkozy_inside.jpgDossier d'Actualité: Que reste-t-il de la Libye aujourd'hui?

 

Retour sur les débuts de la guerre

Février 2011, en plein Printemps Arabe c'est au tour de la Libye de connaître de forts troubles intérieurs. Mouamnar Kadhafi, sentant un danger imminent sur son régime décide de mater rapidement la révolte montante provoquant une indignation de la Communauté Internationale. L'OTAN menée par la Grande-Bretagne et la France vont intervenir militairement contre le régime pour libérer le pays à l'aide du Conseil National de Transition (CNT) Libyen qui représente la force intérieure de libération.

 

La fin du régime de Kadhafi

Le 23 octobre, le régime tombe dans une guerre qui semble avoir fait consensus. Néanmoins, la situation critique du pays actuellement nous pousse à conclure que l'intervention a soit été hâtive et mal préparée ou alors qu'elle a servi d'autres intérêts que ceux du peuple Libyen.

 

Un pays décimé

Premièrement, un des paradoxes de la guerre en Libye est l'installation d'un régime islamiste radical à Tripoli alors que la France est actuellement en guerre contre les mêmes mouvances en Afghanistan. En effet, la première décision du CNT et de Moustapha Abdeljalil a été de rétablir la Charia. Sans doute vous ne connaissez pas ce bonhomme et pourtant c'est le même qui avait retenu les infirmières bulgares libérées par Cécilia Sarkozy (sic). De plus le fait que l'OTAN ait armé les rebelles libyens se retourne actuellement contre la volonté d'installer un régime stable. Dans son dernier numéro, l'Express signe d'ailleurs un article où il décrit la situation actuelle en Libye comme un « cauchemar politique » où « plus aucune autorité ne règne sur le pays, les milices s'entre-déchirent et le spectre de la partition menace l'unité nationale ». à propos de l'unité nationale, elle semble bien compromise puisque la Cyrénaïque demande son indépendance. Tripoli va-t-il accéder à cette requête? Pas de doute qu'un nouveau conflit semble poindre à l'horizon sous les yeux incrédules et dubitatifs d'un CNT qui ne contrôle plus rien. La croisade otanesque contre Kadhafi engagée par le duo français Sarkozy-Juppé semble donc trouver des limites très graves. Et il est assez inquiétant de voir à quel point le ministre des affaires étrangères français prend à coeur le dossier Syrien. Entre le CNT et le CNS (Conseil National Syrien), il n'y a qu'un pas. Une révision plus pragmatique de la politique étrangère française serait souhaitable pour ne pas voir à feu et à sang la majeure partie du monde arabe.

 

T D

 

 

Légende photo: N'ayons pas peur des mots, nous sommes face à une très jolie affiche de propagande. Tout reste à savoir qui dit merci à la France?

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http://le-dietrich.fr/images/films/film_317/1264344364_317.jpg« Devenir Suisse n’est pas un droit, c’est un honneur ».

Dans les années 1970, en Suisse, le climat est lourd en ce qui concerne la question des étrangers. Alors que l’immigration explose, le parti des Démocrates suisses (nom bien peu évocateur de l’idéologie politique qu’il supporte) lancent plusieurs initiatives populaires « contre l’emprise étrangère ».  

1969, 1972, 1974. Pas moins de 4 initiatives visant à limiter à 10% la proportion des étrangers au sein du pays (aujourd’hui ce taux approche les 22%) ou à restreindre l’accès à la nationalité sont soumis au vote des Suisses successivement. Toutes refusées à plus de 65%, cet acharnement du populiste James Schwarzenbach pousse Rolf Lyssy, réalisateur juif marqué par la guerre, à dénoncer l’absurdité de la politique d’immigration suisse et de son processus de naturalisation semé d’embuche.

On suit alors Moritz Fischer (Emil Steinberger) et Max Bodmer (Walo Lüönd), deux officiers de la police cantonale zurichoise, dans leur investigation policière visant à s’assurer de l’intégration des candidats à la nationalité suisse.

Ces candidats, et les personnages qui les interprètent, sont représentatifs de la population étrangère de l’époque : un communiste italien marié à une Tessinoise cherchant à échapper au chômage de masse dans son pays, un couple de médecins français obligés d’obtenir la nationalité pour s’installer à son compte et une danseuse yougoslave dont les parents sont nées en Suisse et qui souhaite simplement obtenir la nationalité du pays où elle a vécu. Et d’ailleurs, tous représentent, aux yeux des extrémistes, une aversion que l’on porte aux étrangers : communisme, opportunisme ou improductivité.

Tout ceci n’est bien entendu pas sérieux, et le film est construit comme une satire.

Le film met en scène les différents candidats dans leurs tentatives désespérées de se faire bien voir, avant l’entretien ultime devant la commission nationale des naturalisations : cours de suisse-allemand, préparation de la parfaite fondue,  balade le long du lac de Zürich... l’officier Bodmer, conservateur exigeant, ne cessant de les tester. La paradoxe final étant l’image de la danseuse yougoslave, plus suisse que suisse, renonçant à la nationalité pour vivre sa vie autrement.

Le Faiseur de Suisses est un succès national rassemblant pratiquement un million de spectateurs (dans un pays d’à peine 6,5 millions d’habitants). Aujourd’hui encore, la naturalisation suisse est un véritablement cheminement, on ne devient jamais Suisse par hasard. Mais le pays vous le rend bien. Voilà ce dont on retient de ce film

 

Le Faiseur de Suisses (Die Schweizermacher), Rolf LYSSY, 1979

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         http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0e/Bundesarchiv_Bild_146-2005-0177%2C_Anschluss_sudetendeutscher_Gebiete.jpg   Au petit matin du 13 mars, Hitler ordonne aux troupes allemandes de pénétrer sur le territoire autrichien.

Suite à un coup d’État deux jours plutôt, les nazis d’Autriche avaient ouvert la voie à Hitler au sein de la population autrichienne, qui l’accueille chaleureusement, ainsi que ses soldats, lors de la visite de sa ville natale Braunau-am-Inn.

Plus tard, un plébiscite est organisé en Allemagne pour juger du « rattachement » de l’Autriche : 99% se prononcent pour une Autriche intégrée au Reich.

Ce n’est pour Hitler qu’une seconde victoire. Après avoir remilitarisé la Rhénanie en 1936, le Führer détruit peu à peu tous les principes contenus dans le traité de Versailles qu’il voit comme un Diktat allié. D’ailleurs, les réactions de la France et de l’Angleterre ne seront que diplomatiques. Aucune mesure ne sera prise à l’encontre de l’Allemagne pour cette violation d’un traité enregistré à la Société des Nations. 

Il paraît évident, ce 13 mars 1938, qu’après le retour de la Sarre, la souveraineté retrouvée en Rhénanie et l’Anschluss, l’Allemagne a débuté la confection de son Reich pangermaniste au sein duquel devraient se retrouver non seulement l’ensemble des populations germanophones d’Europe mais également un large espace vitale permettant le développement du pays.

La Tchécoslovaquie (dont la population se compose à 24% d’Allemands), qui comptait depuis 1923 sur les garanties de ses frontières par les Alliées,  sent la menace hitlérienne peser de plus en plus sur elle. Le gouvernement suisse, et ses 73% d’administrés germanophones, accélère les dépenses en matières d’armement qui atteignent en 1939 près de 50% des dépenses de l’Etat. Benito Mussolini laisse faire Hitler, son allié, malgré ses profondes craintes d’une action militaire contre son pays. Malgré tout cela, les alliés n’interviennent pas. Et ils ne le feront qu’après la dissolution de la Tchécoslovaquie, la disparition de la Pologne, l’invasion du Danemark et l’intrusion en Norvège.

Il était déjà trop tard.

Images: "Wir danken unserm Führer"  Nous remercions notre Führer. Frontière germano-autrichienne, octobre 1938

P.C

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La situation actuelle en Syrie appellent de nombreuses questions.


Depuis le mois de mars 2011, des opposants manifestent contre le régime de Bachar Al-Assad. Au départ à Deraa puis à Hama, Homs, Lattaquié (1) les contestataires gagnent de plus en plus en de terrain et d'adhérents. De l'autre côté selon le pouvoir en place, le mouvement est composé de "terroristes" à frapper et à éliminer.

 

Dans la foulée des manifestants en Tunisie, Egypte,  Libye et autres , les opposants syriens réclament "davantage d'éthique, de liberté, moins de corruption" toujours selon l'analyste franco-libanais.

 

Aujourd'hui on a l'impression que la situation est au point mort : les forces fidèles au régime pilonnent selon des sources sur place depuis maintenant un mois la ville d'Homs, phare de la contestation tandis que l'Armée Syrienne Libre (ASL) tente de répliquer et les manifestations se poursuivent chaque vendredi dans le pays.

 

                 Face à cet état des lieux : que faire ?


Les images fournies par Youtube ou Facebook touchent évidemment notre conscience et nous pousse à envisager une intervention. Humanitaire, militaire ? (ou se situe la frontière ?) Est-elle déjà possible au vue de la situation géopolitique de la région (cf. carte) ? Et surtout ne constituerait-elle pas une ingérence interdite dans les principes de la Charte des Nations-Unies (article 7 alinéa 1) ? 

 

http://www.linternaute.com/voyager/destination/syrie/carte_syrie.gifDe plus la "guerre juste"  -théorisée par les penseurs catholiques comme Saint Augustin ou encore  Saint Thomas d'Aquin- ou encore une intervention "humanitaire" semble être une douce utopie (quid du Kosovo, de l'Irak,...?). "Jamais au cours de l'Histoire de l'Humanité passée et présente on a assisté à un acte supposé d'intervention "humanitaire" avec pour but exclusif ou principal d'éviter une situation de violation massive et systématique des droits de l'Homme" affirmait par exemple Daniel Sanchez Rubio de l'Université de Séville en 2004. Dans la même veine, Georges Monbiot, éditorialiste au Guardian, pensait au sujet de la guerre d'Irak en 2003 que "les puissances n'ont pas d'impératifs moraux mais des impératifs stratégiques." La réunion au Medef de plus de 400 entreprises au sujet de l'investissement en Libye (2) ainsi que le voyage à Tripoli de près de 90 entreprises françaises début Octobre appuie ce raisonnement (3).

 

L'argument humanitaire aussi louable soit-il n'est-il pas par conséquent un prétexte pour un pays afin de mener à bien sa politique étrangère et économique ?


T. L.


(1) Pourtant Lattaquié est la province à majorité alaouite du pays, ethnie au pouvoir actuellement, ce qui démontre le caractère unitaire et non communautaire du mouvement. Comme l'a souligné un analyste franco-libanais : "Aujourd'hui les Syriens se révoltent au-delà des clivages communautaires".
(2) "Après s’être engagée militairement en Libye, la France attend un retour économique . Près de 400 chefs d’entreprises français ont participé mardi au Medef à une réunion d’information sur la Libye. But annoncé, mieux appréhender les perspectives d’investissement et participer à la reconstruction libyenne . Etaient présents à cette réunion plusieurs directeurs des groupes du CAC 40, comme Alcatel, Alstom, Peugeot, Total, Bouygues ou Vinci, ainsi que des patrons des PME." Europe 1, 6 septembre 2011
(3) "Les entreprises françaises à la conquête de la Libye. Les représentants de quelques 80 sociétés, PME et grands groupes, sont à Tripoli le 12 octobre pour prendre contact avec les nouvelles autorités du pays et tenter de défendre leur place sur l'immense marché de la reconstruction." RFI, 12 octobre 2011

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Les élections législatives iraniennes, trois ans après que reste-t-il de la Révolution Verte? (question TF1)

Réponse: pas grand chose, ce n'est plus la question...

 

http://www.francetv.fr/info/image/74r50da2i-e7eb/570/320/367429.jpgLes enjeux des élections législatives iraniennes sont totalement différents selon le point de vue dans lequel on décide de se placer. Pour les défenseurs des droits de l'homme et pourfendeurs de la première heure des élections de 2009, l'attente se situe autour des réformateurs et de leur réaction avec ces nouvelles élections. Un résultat qui va sembler décevant puisque le débat ne va pas se situer sur cet enjeu, en effet les mouvements de contestation du régime ont boycotté ce scrutin dénonçant les actes de répression qu'ils subissent depuis la réélection d'Ahmadinejad.

Par conséquent, le grand clivage va se réaliser entre les lignes politiques conservatrices de l'ayatollah et d'Ahmadinejad. Mais cela est aussi la preuve d'une dissension grandissante surtout quand l'on entend une faction pro-ayatollah déclarer que l'élection a « pour objectif de mettre à l'écart la bande d'Ahmadinejad ». Des luttes politiques sur un fond économique sans nulle pareille, les sanctions que l'Iran continue d'encaisser pèsent énormément sur le comportement des 48 millions d'électeurs iraniens. Surtout quand ces derniers viennent d'apprendre les nouvelles pressions de Washington en février (sanctions financières et restrictions de visas). Et ce sur un contexte périlleux de tensions avec Israël, de guerre civile (osons le terme!) en Syrie et d'une AIEA perdant patience face aux injonctions du régime iranien.

Le régime iranien étant au bord de la guerre, il n'est pas donc pas question de laisser l'opposition désunir le mouvement d'union nationale et de mobilisation nationale en cas de conflit armé, cqfd.

 

T D

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Manuel anti-sondages : La démocratie n'est pas à vendre ! Alain Garrigou, Richard Brousse (L'Observatoire des sondages), La ville brûle, 2011

 

C'est Marine Lhttp://www.observatoire-des-sondages.org/IMG/jpg/c1-web-sondages2.jpge Pen qui se targue sur tous les plateaux de télévision de représenter 40% des ouvriers, c'est Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement ou encore Christine Boutin qui sur leur base stoppent leur campagne présidentielle, c'est enfin le pain quotidien des quelques éditorialistes, politologues et autres commentateurs de la vie politique.
    On le voit, les sondages occupent une place non négligeable aujourd'hui dans l'espace public. C'est en ce sens que l'Observatoire des sondages (emmené par Alain Garrigou et Richard Brousse en tête) affirme qu'une "critique citoyenne des sondages est plus nécessaire que jamais."


Les deux auteurs dénoncent le fait que la politique est devenue "une course de chevaux [...] [Et] en politique, contrairement à ce qui se passe sur les hippodrommes, les commentateurs aident ou pénalisent considérablement les concurrents. La compétition est-elle alors démocratique ? Est-elle même complétement loyale ?"
Il est également question dans ce Manuel très complet et instructif de près de 200 pages de la fabrication (forme des questions, interrogatoire physique, par téléphone, internet, statut des sondeurs,...) d'un sondage  de la possibilité au cours des enquêtes d'obtenir un certain nombre d'artefacts ("Fait ou évènement produit par l'instrument de mesure censé mesurer ou évaluer l'existence dudit évènement) de la fatale marchandisation de l'opinion publique (existe-elle d'ailleurs ?) avec l'arrivée de l'Internet. Ce qui peut constituer un danger pour la démocratie -reprenant ici les termes de Maurice Druon qui affirmait dans un article du Monde en 1972 que les sondages étaient une pollution pour la démocratie (enlève la noblesse du vote, geste "gratuit"). Enfin l'on peut retrouver en annexe des réponses claires et précises sur les arguments des sondeurs contre la critique de leurs résultats.


    Critique qui s'avère on ne peut plus nécessaire au vue de leur importance. Patrick Champagne dans un article paru en 1995 repris par le manuel affirmait d'ailleurs : "Le poids des sondages dans l'esprit des responsables politiques, et plus généralement dans le fonctionnement général de la vie politique, est devenu aujourd'hui considérable : réalisés en permanence, confortés les uns par les autres, ils tendent à avoir plus d'existence politique que les procédures électorales institutionnelles normales."

 

T. L.

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http://themeducinema.free.fr/GUERRE33/Reichstagsincendie.jpgQuelques jours avant une élection décisive pour Adolf Hitler, chancelier de la République de Weimar, le siège du Parlement allemand prend feu. Attisé par des produits hautement inflammables, le bâtiment néo-classique achevé à la fin du XIXe siècle se consume lentement dans la nuit.

La police, déjà sous le contrôle de Hermann Göring, arrête un citoyen néerlandais, Marinus van der Lubbe. Âgé d’une trentaine d’année, le jeune maçon voyage à travers l’Europe tentant en vain d’entrer en Union soviétique.

Pris sur le fait selon la Police, le jeune homme est arrêté sur le champ. C’est l’escalade. Communiste notoire, van der Lubbe sert de prétexte à Hitler pour faire arrêter les leaders socialistes et communistes. En faisant pression sur un président Hindenburg vieillissant, il réussit à faire prendre des décrets liberticides : censure puis fermeture des journaux socialo-communistes et arrestation des opposants aux nazis. Envoyés dans des camps de concentration politique, la barbarie hitlérienne est officiellement inaugurée.

Après une enquête biaisée et mal menée (erreurs dans le procès verbal, interrogatoire menée sans interprète néerlandophone), Van der Lubbe subit son procès où il ne parle que pour se déclarer coupable, manipulé par les nazis ou bien drogué, c’est ce qu’ont pu affirmer les observateurs étrangers de l’époque. Le jeune homme est décapité le 10 janvier 1934.

Aujourd’hui, on estime qu’il eut été incapable de déclencher un tel brasier. Une thèse soutenant qu’on l’avait introduit dans le Palais, drogué, puis mis volontairement feu au bâtiment. Une fois sorti, les policiers auraient retrouvé Van der Lubbe errant, vraisemblablement coupable du crime.

D’autres individus avaient également été stoppés sortant du bâtiment, extrémistes de droite, ils furent rapidement relâchés.

A croire que la lumière ne sera probablement jamais faite sur cet incendie. Pourtant, aux vues des événements ultérieures, le crime a visiblement profité aux Nazies qui remportent les législatives de mars 1933.

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  • : De Jour en Jour, La Politique au Quotidien
  • : Grâce à l'étude d'évènements politiques ayant fait date dans l'Histoire Française et internationale, puissions-nous mieux appréhender le monde d'aujourd'hui et respecter le mot de Paul Valéry : « L'histoire, je le crains, ne nous permet guère de prévoir ; mais associée à l'indépendance de l'esprit, elle peut nous aider à mieux voir.» Ainsi, vous pourrez retrouver chaque semaine plusieurs rubriques historiques et politiques.
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Mercredi : « L'instant culturel de la semaine »

Jeudi-Vendredi : « Le grand débat de la semaine »
Samedi-Dimanche : « La course à l'Elysée »

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